ARSP : 7 millions $ évaporés, jets privés et comptes parallèles, Miguel Katemb dans le viseur de la justice
Un véritable séisme financier ébranle l’Autorité de Régulation de la Sous-Traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une lettre d’interpellation officielle (N°564/CAB/MIN/EDPME/2026), le Ministre de l’Entrepreneuriat et des PME, Me Justin Kalumba Mwana-Ngongo, a sommé l’ex Directeur Général de s’expliquer sur un réseau de malversations présumées.
Cette action coup de poing fait suite à un mémoire accablant déposé le 25 mai 2026 par le Cabinet MK&ASSOCIES pour le compte du collectif des agents, dénonçant une gestion opaque assimilée à du « gangstérisme administratif » sous le mandat de Miguel Katemb Kashal, aux commandes depuis novembre 2022.

Le cœur du scandale repose sur un réquisitoire financier d’une extrême gravité envoyé en copie au Président Félix Tshisekedi, à l’Inspecteur Général des Finances (IGF) et au Procureur Général près la Cour de Cassation. Miguel Katemb est accusé d’avoir orchestré le détournement de plus de 7 millions de dollars américains d’impôts sur les salaires (IPR) dus à la DGI, d’avoir ouvert des comptes bancaires parallèles secrets à la SOFIBANQUE pour échapper au contrôle de la tutelle, et d’avoir forcé des entreprises minières à verser de manière anticipée leurs redevances légales.
Au-delà des fraudes fiscales, les documents révèlent un train de vie de l’institution totalement déconnecté de ses missions publiques. La direction se voit reprocher l’utilisation abusive des fonds de l’ARSP pour la location de jets privés lors de déplacements familiaux ou politiques de l’ex Directeur Général, ainsi que la contraction d’un prêt suspect auprès de la RAWBANK destiné à des fins strictement personnelles. En parallèle, la Direction d’audit interne a été délibérément neutralisée pour étouffer toute tentative de contrôle de ces flux financiers.

Face à l’accumulation de ces preuves bancaires et comptables qualifiées de hautement probantes, le Ministre Justin Kalumba a brandi un ultimatum de 7 jours pour obtenir des justifications détaillées. L’enjeu dépasse le simple cadre administratif : si l’ex Directeur Général ne parvient pas à blanchir son nom, l’intervention immédiate de l’IGF et des instances judiciaires pourrait marquer la fin brutale de Miguel Katemb sur la scène politique.
Djho Mpoyi

