Likasi : 1 mort et plusieurs blessés graves lors d’un accident de circulation Kamatanda
Le décor est apocalyptique sur l’artère principale reliant le pont Kamatanda à la première avenue. C’est ici que le destin d’une famille a basculé. Une mère de 35 ans et ses deux enfants âgée respectivement de 15 ans et 3 ans et demie qui se rendaient paisiblement au culte, ont été fauchés de plein fouet par un véhicule de marque RAV4 appartenant, selon des sources concordantes, à un officier des FARDC.
Le choc a été d’une violence inouïe. La mère de famille a rendu l’âme sur le champ. Derrière elle, le conducteur de la moto et les deux jeunes enfants ont été projetés au sol. Transportés d’urgence vers les structures sanitaires les plus proches, leur état inspire la plus grande inquiétude.


Très vite, la tension est montée d’un cran. Témoins de la scène et habitants du quartier ont laissé éclater leur fureur. Selon plusieurs récits recueillis sur place, l’ivresse du chauffeur et l’excès de vitesse serait en cause. Pour exprimer leur ras-le-bol face à cette imprudence, les manifestants ont mis le feu au véhicule incriminé. Le conducteur n’a dû son salut qu’à l’intervention musclée de la police, qui l’a extirpé in extremis d’un lynchage certain.

Sur le plan médical, la situation est critique. Le motard, souffrant de multiples fractures, a été admis en réanimation à l’Hôpital général de référence Daco où il est actuellement sous assistance respiratoire. Quant aux deux enfants, après un premier passage au centre de santé Milumba, ils luttent pour leur survie aux urgences de l’Hôpital Gécamines Panda. C’est dans la morgue de ce même établissement que le corps de leur mère a été déposé. Le conducteur du véhicule a, pour sa part, été acheminé au centre de santé du Camp Génie pour recevoir des soins légers, avant d’être officiellement placé aux arrêts.
Une enquête devra déterminer les responsabilités exactes de ce drame qui plonge toute une communauté dans le deuil.
Djho Mpoyi

